<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><song><author>Ruben Saillens, d'après Bernard de Cluny, Alexander Ewing</author>
<key>D</key>
<lyrics>[V1]
 O toi qui fus fondée
 Sur l'immortalité,
 Par Dieu même gardée,
 Glorieuse cité,
 Ma voix, mon cœur palpitent
 D'espérance et d'effroi...
 Heureux ceux qui t'habitent,
 Demeure du grand Roi !

[V2]
 Oui, quand je te contemple,
 O céleste séjour,
 Toi dont Christ est le temple,
 Toi dont Christ est le jour,
 L'espoir, l'espoir m'anime ;
 Déjà mes sens ravis
 Goûtent la paix sublime
 Au sein de tes parvis.

[V3]
 Parfois aussi la crainte
 Vient obscurcir ma foi.
 N'es-tu pas, cité sainte,
 Trop sainte, hélas, pour moi ?...
 Alors, sous tes portiques,
 Vibrant jusqu'à mon cœur,
 J'entends de doux cantiques
 Louer le Christ vainqueur !

[V4]
 C'est la noble cohorte
 Des martyrs de l'Agneau :
 Leur voix est toujours forte,
 Leur chant, toujours nouveau.
 Plus de pleurs, plus de trace
 Des maux dont nous souffrons :
 Seul, le sceau de la grâce
 Rayonne sur leurs fronts !

[V5]
 Séjour où Dieu m'invite,
 Je ne sais pas encor
 Quelle splendeur s'abrite
 Dans tes murailles d'or :
 J'ignore, mais j'espère.
 J'ignore, mais je sais
 Que là-haut est mon Père,
 Et pour moi, c'est assez !</lyrics>
<title>O toi qui fus fondée AF429</title>
<hymn_number>429</hymn_number>
</song>